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Les menhirs du mont Lozère : Au pays des mégapierres

Posted by on 21 août 2015

On l’appelle la cham des Bondons… Du vent, peu de végétation. Les reliefs sont comme des esquisses ; une ligne par ci, une courbe par là. Presque rien… Un mystérieux décor zen, un peu austère… Parait que certaines montagnes ici s’appellent des « puechs » ou des « trucs », comme si le premier humain à les avoir nommées n’avait pas envie trop de causer à ce moment là.

Crêtes Les Bondons

Puech des Bondons

 

Puis soudain l’œil se pose sur une pierre un peu plus grosse que les autres et de forme bizarre…

Monsieur menhir

 

Puis une autre, puis plus loin encore une autre. De gros blocs éparpillés sur la montagne… Mais à quoi servent toutes ces mégapierres ?

En fait, ces grands cailloux tendus vers le ciel me font supposer qu’à l’époque où il pleuvait tout le temps, les Anciens vivaient dans des grottes en dessous où ils s’ennuyaient pas mal, que faute d’électricité ils avaient la TV branchée dans leur tête et que chacun avait son antenne en pierre pour capter toutes sortes d’émissions cosmiques (oubliez la TNT et sa dizaine de chaînes !). Et c’est parce que Noé n’avait pas la télé qu’il décida de se faire un grand film, une superproduction avec une grande barque et plein d’animaux… (Les moutons nous signalent : « revenons à nos mégapierres… »).

Rien n’est certain… Ne serait-ce pas plutôt Obélix qui, en voyage « de santé » en Lozère (en fait en pleine chasse au sanglier), aurait aperçu une armée de romains s’approcher, du côté du causse de Sauveterre… Saisissant quelques pierres de granite avec l’agilité d’un gamin ramassant des petits cailloux, notre bon gaulois, sacrément irrité d’être perturbé dans sa chasse, en aurait balancé une centaine, terrassant l’ennemi en 23 minutes et 30 secondes, battant ainsi son record breton (25 minutes et 34 secondes à Carnac lors d’un tir groupé).

Avril pousse

N’est pas Obélix qui veut !

Ou alors, si on revient à l’époque où il pleuvait tout le temps, peut être que Gargantua était en fait plusieurs… Et que tous ces géants, après avoir tenté de décrotter leurs bottes, tentative qui se solda par un échec mais qui au moins forgea la légende des Puechs, se seraient embourbés dans la montagne qui était de toute manière toujours une grande masse boueuse, qu’ensuite la boue aurait séché, les retenant prisonniers pendant des millénaires laissant à l’air libre seulement des bouts de doigts et d’orteils…

Orteil de géant

L’index gauche de Gargantua numéro 7

On parle aussi de femmes perdues dans la tourmente qui se seraient finalement changées en pierre, car c’était l’unique moyen de résister au froid…

Malou pierre

On peut penser que dès qu’on leur tourne le dos, les pierres reprennent vie et se moquent bien de nous !

Menhir quadripode

On sait bien qu’un dolmen était une tombe, mais à quoi servait un menhir ? Seul lui le sait…

Et l’éléphant a la mémoire courte face à lui… Seulement, le granite est beaucoup moins bavard. Il faut prendre le temps si on veut l’entendre, car une année humaine n’est pour lui pas plus importante qu’une goutte de pluie. Il a tellement de milliers d’années qu’il a arrêté de les compter.

Collez votre oreille sur la pierre et patience… S’il vous sent attentif, le menhir vous racontera peut-être une nouvelle histoire…

Julie écoute

 

Camille écoute

Georges du Tarn

Merci beaucoup à Céline, Malou, Camille, Julie et Avril !!

 

 

Pour une préparer votre randonnée au pays des mégapierres, l’Office de Tourisme vous propose deux fiches :

–          « Balade au pays des menhirs » (édité par le Parc National des Cévennes) : boucle facile de 5 km en partie ombragée. Idéal en famille. Départ au parking le long de la D35, près du col de Montmirat. Jetez un coupe d’œil!

 

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